Contrôle URSSAF en TPE : 8 points pour éviter le redressement
La probabilité d'être contrôlé par l'URSSAF a doublé depuis 2023. Voici la check-list que toute TPE devrait pouvoir cocher en moins d'une heure.
L'équipe RHzen
Publié le 10 février 2026

L'URSSAF a recouvré 1,07 milliard d'euros de redressements en 2024, dont 38 % auprès d'entreprises de moins de 50 salariés. Les TPE ne sont plus sous le radar. Bonne nouvelle : la grande majorité des redressements porte sur des erreurs simples, évitables avec une check-list rigoureuse.
1. Vos contrats sont-ils signés et conformes ?
Tout salarié à temps partiel ou en CDD doit avoir un contrat écrit signé. Sans contrat écrit, le CDD est requalifié en CDI et le temps partiel en temps plein — avec rappel de salaire sur 3 ans. C'est l'un des redressements les plus fréquents.
2. Les heures supplémentaires sont-elles tracées ?
Si un salarié dépasse 35 heures, vous devez pouvoir prouver les heures effectuées et leur paiement. Un simple système de pointage (manuel ou numérique) suffit, mais l'absence totale de trace expose à un forfait de redressement de 25 % du salaire annuel.
3. Les frais professionnels sont-ils justifiés ?
Indemnités kilométriques, repas, déplacements : tout doit être documenté (notes de frais, justificatifs, ordre de mission). L'URSSAF requalifie systématiquement les remboursements forfaitaires non justifiés en complément de salaire — donc soumis à cotisations.
4. La mutuelle est-elle bien obligatoire et collective ?
Depuis 2016, toute entreprise doit proposer une complémentaire santé à ses salariés. Vérifiez que votre acte juridique (DUE, accord d'entreprise) est à jour, que la part patronale est d'au moins 50 %, et que les dispenses individuelles sont écrites et signées. Une dispense orale, c'est un redressement assuré.
5. Les avantages en nature sont-ils déclarés ?
Voiture de fonction, téléphone, logement, repas… Tout avantage en nature doit apparaître sur le bulletin et être soumis à cotisations selon les barèmes URSSAF. Le redressement type sur ce poste : 4 000 à 12 000 € pour une PME de 10 salariés.
6. Les stagiaires et alternants sont-ils correctement gérés ?
Conventions de stage signées, gratification supérieure à 15 % du PASS si le stage dépasse 2 mois, cotisations spécifiques pour les apprentis… La gestion des jeunes en entreprise est un vrai sujet. Une convention manquante, c'est une requalification en contrat de travail.
7. Vos affichages obligatoires sont-ils à jour ?
Convention collective, horaires de travail, coordonnées de l'inspection du travail, du médecin du travail, des secours, harcèlement, égalité professionnelle… La liste est longue mais l'amende est faible (450 € par infraction). Surtout, un défaut d'affichage ouvre la porte à un contrôle approfondi.
8. Vos DSN passent-elles sans rejet ?
Un historique de DSN avec rejets répétés est un signal rouge pour l'URSSAF, qui peut déclencher un contrôle ciblé. Surveillez votre tableau de bord net-entreprises et corrigez immédiatement tout signalement.
Aucune de ces vérifications ne prend plus de 10 minutes. Une revue annuelle, idéalement avec votre DRH externalisée, vous met à l'abri de l'écrasante majorité des redressements. Et vous fait dormir la nuit.
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